Articles de journaux

                                                               

 

 

Article paru dans le journal "l'alsace" du 02-03-2009

Pour ses trente bougies, le Carnaval de Kembs s’est offert une cavalcade royale et un public démesuré.

Déjà bien ancré à Kembs, Carnaval a semblé connaître un regain de passion ce samedi. Était-ce dû à une météo clémente ou à l’aura du nouveau comité emmené par Édouard Bach, un peu des deux sans doute.
Toujours est-il qu’en fin d’après-midi une véritable marée humaine peuplait la place de la mairie annexe de Loechlé, alors que des rangs serrés de villageois ourlaient la chaussée jusqu’aux confins de Richardshaeuser. Instauré l’an dernier, le principe de cette cavalcade en semi-nocturne plaît beaucoup et a l’avantage de ne pas faire concurrence aux festivités dominicales de Mulhouse.

De la lumière à l’obscurité

Dans les pas des « Daller Schlacker » d’Ensisheim, le cortège s’est ébranlé entre chien et loup direction la salle polyvalente. Avec près d’une trentaine de chars et groupes à pied, les badauds ont largement eu de quoi s’enthousiasmer et entamer d’épiques et inégales batailles contre les canons à confettis. Les chars ont été l’apanage des associations ou groupes de carnavaliers du cru, dont certains ont, à nouveau, allègrement brocardé l’actualité locale, nationale voire internationale. La crise financière, le championnat du monde de ski, les 30 bougies des festivités kembsoises, ont ainsi inspiré les joyeux drilles locaux.
À quelques encablures de la salle polyvalente, la chenille colorée et turbulente a plongé dans l’obscurité. Si la lisière du parcours était éclairée « a giorno », les chars déboulaient des ténèbres, illuminés par la clarté incertaine des guirlandes électriques. La toile sombre de la nuit s’est colorée des pastilles multicolores des confettis, tambours, cuivres et fifres annonçaient la venue d’une clique ou d’une « Guggamusik », parmi lesquelles les voisins helvètes répétaient leurs gammes avant les trois jours de festivités bâloises.

Une marée humaine

En bout de parcours, la salle polyvalente, aux proportions pourtant conséquentes, a accusé ses limites. Le bâtiment a été pris d’assaut par la marée humaine, arrivée dans les pas des carnavaliers et venue profiter du bœuf des « Guggas ».
Surprise pour Édouard Bach, le patron du comité de Carnaval, honoré pour son inlassable dévouement à la cause, par des émissaires de la Fédération des carnavals de France, dépêchés en terre rhénane.
Et jamais encore, le bal de carnaval de clôture, animé par l’orchestre Montana, n’aura connu pareil engouement.

                 


Article paru dans le journal "L'ALSACE" 

Un nouveau président à la tête de son comité, plein de projets et le Carnaval kembsois trouve un second souffle.

En région frontalière, Kembs Loechlé reste l’une des places-fortes incontestables du carnaval villageois. Au terme de plus d’un quart de siècle d’activité, le phénomène aurait pu se diluer doucement dans l’anonymat, n’eut été l’attachement presque viscéral des Kembsois à leurs festivités et l’engagement resté constant d’une poignée de pionniers.
La récente démission de Manuel Gonzalez, qui occupait le fauteuil présidentiel du comité de carnaval et d’une partie de ses bénévoles, aurait pu constituer un nouveau coup de Jarnac. Mais l’assemblée générale extraordinaire de début décembre a remis les choses dans l’ordre et laisse même augurer d’une belle relance des festivités kembsoises, auxquelles la municipalité locale s’est aussi avouée très attachée.
Bien peuplée, l’assemblée de ce 3 décembre a unaninement « désigné volontaire » à la fonction présidentielle vacante un homme, en la personne d’Édouard Bach.       L’homme de la situation......

Choix judicieux s’il en est, le Kembsois étant moulé dans la meilleure fibre carnavalesque. Dans l’ombre déjà, Édouard Bach, grâce à ses multiples contacts, forgeait le contour de chaque cavalcade annuelle. L’homme a tissé des liens avec la plupart des responsables des grands carnavals d’Alsace, voire d’Outre-Rhin et il est toujours à l’affût d’une bonne idée à piquer de ci de là pour dynamiser son carnaval villageois. Contraint et forcé, mais néanmoins ravi du plébiscite, Édouard Bach a accepté la fonction. Certes, le nouveau président ne révolutionnera pas le cadre établi.
Mais il est riche de projets pour embellir encore les festivités kembsoises. Son premier souhait aura été d’instaurer à l’intérieur de son comité des ateliers responsables d’un secteur bien défini.

Ils sont au nombre de six pour l’heure et chacune de ces cellules de travail, chapeautées par un responsable, prendront une part active dans l’organisation du rendez-vous 2009.
Précisément, la cavalcade 2009 est prévue samedi 28 février prochain. Elle se déroulera sur le modèle intronisé l’an dernier, un samedi en fin d’après-midi donc et en semi-nocturne. L’habituelle élection du trio princier aura lieu mercredi 14 janvier en mairie-annexe de Loechlé.
D’ores et déjà, l’appel est lancé aux enfants, qui rêvent à une éphémère royauté au pays des confettis. La première nocturne de 2008 a établi que le trajet choisi, de Kembs-Loechlé à la salle polyvalente, n’était que chichement éclairé, ce qui a nui aux costumés porteurs de masques. Le comité de Carnaval se fait fort cette fois d’illuminer le parcours dans les règles de l’art. Et s’inquiète déjà de l’arrivée de la cavalcade ; car la salle polyvalente, quoique spacieuse, a accusé ses limites à l’occasion de la première cavalcade sabbatique et tous les villageois, faute de place, n’ont pu être de la surboum de clôture. C’est encore un point, parmi d’autres, que la nouvelle équipe va étudier de près. Car à Kembs, Carnaval est l’affaire de tous et doit le rester. 

                            


Article paru  dans le journal "L'ALSACE" le 25-02-2009

Samedi prochain, Kembs vivra au rythme de ses traditionnelles festivités carnavalesques.

Instaurée l’an dernier, la formule d’une cavalcade sabbatique et nocturne a séduit les amoureux des festivités carnavalesques de Kembs. C’est pourquoi la nouvelle équipe du président Édouard Bach n’a pas souhaité modifier une formule gagnante.


Et c’est ainsi que samedi prochain, 28 février, aux alentours de 17 h 30, la traditionnelle cavalcade rhénane s'élancera.

Ce sera déjà le 30e chapitre du rendez-vous et l’enthousiasme n’est guère retombé parmi les joyeux drilles

de la localité. Il a même redoublé avec  l’avènement d’Édouard Bach, véritable éminence grise locale du Carnaval, qui a su se forger un solide réseau d’amitiés au sein de toutes les places fortes du Carnaval, tant en Alsace qu’au-delà des frontières.


Comme chaque hiver, ça fait des semaines que, dans le secret des granges et arrière-cours de Kembs, ça ponce, ça cloue, ça scie et ça peint ferme pour façonner les chars qui brocarderont l’actualité au sein du cortège.

Comme l’an dernier, la chenille colorée s’élancera donc de la place de la mairie-annexe à Loechlé pour rallier la salle polyvalente, en empruntant au sortir de Loechlé, la piste cyclable. L’obscurité, à nouveau, sera propice pour renforcer un peu plus le côté ténébreux de certains déguisements et le masque d’un Waggis, qui surgira de la nuit pour apeurer les paisibles jeunes filles, sera sûrement moins drôle qu’en pleine lumière. La lumière, justement, si elle a un peu fait défaut sur le parcours l’an dernier, sera cette fois engagée sans parcimonie sur l’ensemble du trajet.

Chars, Guggas et groupes à pied

On l’a dit, tous les fêtards et joyeux drilles de Kembs sont sur les dents. Les dentellières locales jouent frénétiquement de l’aiguille pour élaborer autant de costumes originaux, les groupes d’amis, de copains, des quartiers entiers élaborent une stratégie rigolarde. Quelques associations, parmi les plus enthousiastes, seront juchées sur des chars, d’autres feront le trajet à pied. Et les quelque 700 kilos de confettis prévus par le Comité de carnaval ne seront pas répartis entre de maussades ingrats.


Parmi les chars, on notera, outre le royal carrosse du petit couple princier, le Sphynx de la dizaine de gamins-bricoleurs, qui animent l’école du carnaval tous les mercredis ou le gâteau-géant du comité, rappelant les trente bougies du carnaval au village. Sept Guggamusik seront également de la partie.
Au nom parfois bien « barré », comme « D’Verrückta Storcka » (Les Cigognes Folles) de Cernay ou les « Daller Schlagger » (Lécheurs d’assiettes) d’Ensisheim, ces musiciens de l’étrange ont tous promis d’assurer une ambiance de folie sur le parcours.


En bout de parcours, tous ces joyeux drilles se retrouveront en salle polyvalente. Les Guggas y donneront leur traditionnel bœuf et puis, aux environs de 19 h - 19 h 30, l’orchestre Montana prendra le relais pour le bal de Carnaval.
Ce seront alors d’autres feuillets, avec l’éternel jeu du chat et de la souris entre costumés et civils, ce sera à qui reconnaîtra un proche ou un voisin sous son improbable accoutrement.